Les voisins solidaires

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    Après avoir créé la Fête des voisins en 1999, vous avez lancé en 2007 l'association voisins solidaires, qui développe de nombreuses actions de solidarité de proximité. Qu'est-ce qui vous motive dans toutes ces actions ?

    Nous vivons dans une société qui s'est individualisée, dans laquelle se sont installés la défiance et l'isolement et où la transaction l'emporte sur la relation. Pourtant, à cause de la crise économique, mais aussi des attentats, les Français n'ont jamais été autant en quête de sens. Parce qu'aujourd'hui, nous nous sentons tous vulnérables. Qu'il s'agisse de la vie professionnelle ou même parfois de la vie personnelle, beaucoup d'entre nous ont le sentiment d'être de simples variables d'ajustement, que l'on peut interchanger en quelques secondes. Nous avons besoin de solidarité et le voisinage est justement l'un de ses territoires naturels d'expression.

    En quoi la création de lien social et d'entraide avec ses voisins peut-elle améliorer notre quotidien ?

    Parce qu'on n'a plus envie de s'engager, parce qu'on ne veut plus avoir de contraintes et parce qu'on pense trop à se faire du bien en consommant, on finit par se mettre dans des états de souffrance relationnelle. Or pour vivre heureux, on a besoin des autres. Il y a dans chaque quartier, dans chaque rue, dans chaque immeuble des gisements de solidarité inexploités : en recréant du lien social, qui est selon moi le préalable de la solidarité., on permet à chacun de laisser jaillir ce qu'il a de meilleur en lui. Et quand on s'engage sur la voie du vivre ensemble, on a envie de continuer sur celle du faire ensemble. Parce que c'est grâce aux rencontres et au partage, que l'on construit notre bonheur.

    Est-ce que vous n'avez pas parfois le sentiment démoralisant de prêcher dans le vide ?

    Si, malheureusement mais je continue pourtant à militer au quotidien pour que ce modèle soit au cœur des politiques publiques parce que c'est un véritable enjeu. Il faut substituer la logique du devoir à celle du sens : il faut redonner à tous l'envie d'être utile, de manière désintéressée. Car dans notre société de consommation, si l'on ne préserve pas des espaces de générosité et de gratuité, on est mort. Et la manière la plus simple de mettre cette stratégie en place, c'est justement d'inciter les Français à réinstaurer du lien social et solidaire devant leur porte, avec leurs voisins.

     

    «J'ai vraiment envie d'y croire»

    Sébastien, 44 ans, s'est installé il y a deux ans dans le quartier de Lespinet. «Alors que j'ai une vie sociale par ailleurs très riche, avec de nombreux amis mais aussi grâce aux associations dont je fais partie, je me suis rendu compte qu'effectivement, dans mon quartier, à part deux ou trois personnes avec lesquelles j'avais déjà pris l'apéro, je ne connaissais pas grand monde», confie ce papa solo d'un petit garçon de 8 ans. Webmaster et enseignant à Sciences-Po, le quadragénaire, est, de par son métier, forcément très curieux de tout ce qui se fait de nouveau sur Internet. «J'ai vu il y a quelques semaines une pub sur Facebook annonçant le lancement de Mon p'ti voisinage à Toulouse et je suis allé voir à quoi ça ressemblait, tout en me disant que c'était sans doute un réseau social lambda de plus, raconte-il. Mais en fait, j'ai trouvé le concept vraiment intéressant.» Sébastien a donc créé sa communauté de quartier qui regroupe quelques pâtés de maisons enchâssés entre l'avenue Jean Rieux et celle de Lespinet. Sur le réseau social, il a proposé de prêter son nettoyeur-vapeur, de dépanner ses voisins en informatique et il a aussi lancé un groupe pour organiser des soirées pour les fans de jeux de société. «Je vais aider une voisine à créer le site Internet de son association et je vais donner un coup de main le week-end prochain à une autre pour décharger son camion de déménagement parce que j'étais dispo au moment où elle en avait besoin, poursuit-il. Ce sont des gens que je ne connaissais pas avant et je trouve sympa de rencontrer des nouvelles têtes et d'aider les autres. Pour le moment je n'ai besoin de rien, mais qui moi suis une catastrophe en bricolage ou mécanique, je sais que je pourrai aussi solliciter des voisins dans ces domaines si nécessaire.» En mois d'un mois, sa communauté compte déjà une quinzaine de membres et pour la développer, Sébastien s'est proposé de devenir ambassadeur de quartier : hier, il a sillonné les commerces pour y poser des affichettes indiquant la création de ce nouveau réseau d'entraide. «Le fait de mutualiser et de partager ce que l'on possède, de s'épauler, de recréer une ambiance de village, comme celle que j'ai connue en grandissant à la campagne, c'est peut-être utopique mais en tout cas, j'ai vraiment envie d'y croire», conclut-il.

     

    Propos recueillis par Claire Raynaud

     

    www.ladepeche.fr/article/2016/02/22/2282188-pour-vivre-heureux-on-a-besoin-des-autres.html

     

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  • Vendredi 29 Janvier 2016 - 10:02
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    Partagez un moment convivial entre voisins autour d’une bonne crêpe !

     

    Il y a tant de façons de fêter la chandeleur alors pourquoi ne pas inviter vos voisins à venir déguster une crêpe chez vous, d’échanger vos meilleures recettes de crêpes, d’animer des ateliers de cuisine avec les enfants … 

     

    Nous vous invitons à télécharger les éléments du kit « La Chandeleur des Voisins » grâce à la "boîte à outils" afin que vous puissiez organiser cet événement et en faire un instant inoubliable entre voisins.

     

    Nous serons heureux de recevoir vos témoignages, photos ou commentaires pour nous faire part de vos différentes expériences vécues lors de la « Chandeleur des Voisins ».

     

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  • Mercredi 13 Janvier 2016 - 15:25
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    Une vague de froid approche et est prévue pour Jeudi 19 janvier 2017 dans les 3/4 de la France. 

    Voisins Solidaires  met à disposition un kit afin de s’organiser entre voisins pour lutter contre les risques liés au grand froid

    En complément du dispositif institutionnel de veille sanitaire, Voisins Solidaires propose des actions simples entre voisins :

    ·       sortir faire les courses, apporter des médicaments,

    ·       s’assurer de la prise des repas et de lhydratation,

    ·       assurer une conduite chez le médecin,

    ·       déblayer les entrées enneigées des pavillons,

    ·       prendre des nouvelles régulièrement,

    ·       veiller à ce que leur système de chauffage fonctionne correctement ou remplacer les bouteilles de gaz

     

    « Il est indispensable de mobiliser les voisins pour développer les solidarités de proximité et éviter des effets désastreux» déclare Atanase PÉRIFAN.

     

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